Depuis le mois de mai, certains internautes ont peut-être déjà testé, et apprécié assurément, la balade que nous vous proposions, intitulée “Le poumon vert Victor Mellan”. Une promenade de 3,5 kilomètres dont la fin n’était pas complètement la fin puisque cette escapade a, donc, une suite de quelque 5 kilomètres et un peu plus de deux heures de marche, surprenantes tant les changements de paysage se multiplient sur une distance finalement relativement courte.
Place à la campagne !
Le début de ce second épisode champêtre se situe à 300 mètres environ de la stèle Victor Mellan, exactement à l’endroit où se terminait le premier parcours. Pour repérer ce point de départ, c’est assez aisé puisqu’il suffit de franchir une première barrière, située juste à côté d’un grand portail en fer forgé d’une habitation privée en bordure de la D60. Une route départementale vite abandonnée et oubliée… car dès le franchissement de la barrière, c’est une plongée dans une garrigue rayonnante qui vous attend. Le tout sur un sentier d’une couleur rouge qui renforce l’alliance des couleurs. Un sentier coloré et caillouteux sur lequel, d’ailleurs, il n’est pas exceptionnel de croiser terriers et autres fourmilières.
Eh oui, la ville est là, à deux pas - le bruit environnant des moteurs d’avions et d’automobiles le rappellent un peu trop… -, et en même temps un lapin ou un écureuil peuvent surgir à quelques mètres de vous ! D’autant qu’au fil des pas, la végétation devient plus dense et les nuisances sonores s’apaisent. Sans le savoir à ce moment-là, vous passez à l’endroit le plus sauvage de cette promenade. Ainsi, pendant une bonne vingtaine de minutes, vous allez marcher sur ce sentier qui se borde, de plus en plus, de pins. Mais attention, il faut toujours suivre le chemin principal, même si quelques autres sentiers connexes et sinueux sont très tentants !
Au bout de ce chemin, c’est La Voilerie qui vous attend. Une nouvelle barrière symbolise cette étape. Votre arrivée sur La Voilerie s’effectue par le haut du quartier au niveau des courts de tennis. Vous suivez alors la route goudronnée, très sympathique, pour tourner une cinquantaine de mètres plus loin, sur la gauche, entre deux plots bétonnés. Vous passez alors devant l’entrée de l’Ecole maternelle (sur votre gauche) et devez ensuite bifurquer sur la droite pour rejoindre face à vous le boulevard de l’Amiradou ; une artère bordée de pavillons, qui vous conduit directement au chemin de Velaux.
Ce chemin est accessible aux véhicules, mais bien plus plaisant à emprunter à pieds qu’en voiture : d’abord pour la beauté de l’environnement, ensuite parce que cette route est garnie de nids de poules et autres bosses qui secouent, désagréablement, les automobiles !
D’ailleurs, il n’est pas sûr qu’en voiture vous remarqueriez, après 700 mètres, la superbe vue sur le massif de la Sainte-Victoire et les communes environnantes. En outre, plus vous avancez, plus la route devient champêtre. Au sol, le goudron a complètement disparu pour laisser place à de la terre. Quant à la végétation, arbres, herbes, fleurs (coquelicots en particulier), elle se déploie gaiement. Et c’est tant mieux ! Bref, un itinéraire de plus d’un kilomètre bien agréable tout comme celui qu’il faut prendre ensuite, à savoir le chemin des Vanades qui se situe en face. Seul bémol : la présence d’énormes pylônes électriques… Quoique l’un d’entre eux, immanquable par sa taille et ses couleurs (blanc et rouge), est un point de repère idéal au moment où il faut quitter les Vanades après environ 600 mètres de marche sur ce chemin où les rochers rouges apportent un nouveau plaisir visuel aux promeneurs.
Le chemin du retour
En effet, c’est juste là, sur la gauche, qu’il faut bifurquer pour continuer la balade. Il faut être vigilant car le sentier à prendre est très étroit et, à peine, visible. Il longe d’abord la clôture d’une villa avant de déboucher sur une barrière, puis sur un amas étonnant de pins morts qu’il faut contourner par la gauche. A cet endroit,le paysage est, encore, très particulier. On est, de nouveau, dans une pinède abondante… mais uniquement pour quelques mètres puisque ce sentier pittoresque arrive rapidement sur une nouvelle route goudronnée : le chemin de la Marjolaine.
Là, il convient de prendre sur la droite. Au fil des mètres, cet itinéraire qui longe le Poney club des Pennes-Mirabeau se transforme, de nouveau, en sentier. Durant cette balade, les changements de décors deviennent une habitude qui n’a rien de rébarbative ! Au contraire, ils font le charme de cette promenade. Le panorama du Poney club est très plaisant tout comme le bruit du vent léger qui s’engouffre dans les arbres qui bordent le parcours.
Arrivés face au portail blanc d’une villa, il vous faut suivre le sentier qui continue sur la droite et mène jusqu’à une barrière blanche. Puis, après quelques mètres sur ce sentier sinueux, une seconde barrière vous attend à hauteur de la petite route goudronnée des Barnouins. Et même s’il reste un bon kilomètre à parcourir, on sent bien que la fin de ce feuilleton champêtre approche. Certes, champignons, coquelicots, pins décorenttoujours le paysage, mais l’ambiance campagnarde s’atténue… même si le rond point qui vous attend 700 mètres plus loin est constitué d’un arbre !
Quant vous atteignez justement ce rond-point, un dernier dilemme s’offre à vous. Soit vous continuez la route et elle vous ramènera naturellement et tranquillement vers la stèle Victor Mellan où vous aurezcertainement laissé votre voiture. Soit, si vous avez envie de prolonger l’esprit de cette escapade, vous traverserez la pinède qui, elle aussi, vous accompagnera jusqu’à votre point de départ, quitté il y a plus de deux heures. Sans vous en rendre compte.
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