Dès qu'il faut beau, l’envie de
virées
sympathiques dans la nature revient.
Et, dans
ce domaine, aux Pennes-Mirabeau, le bonheur est souvent dans
le pré : inutile en effet de faire des kilomètres
et des kilomètres pour se plonger dans une ambiance aux
accents campagnards.
Exemple
symptomatique : l’itinéraire qui conduit du Parc
des Barnouins à la Renardière via le sentier
qui passe par la Source de Marthe (ndlr : la Fontaine des quatre
canons de la Place Léon Depeyres y puise son alimentation
en eau). Car, en un peu moins d’une heure d’une
randonnée pédestre très agréable,
c’est une plongée dans une nature accueillante,
colorée, diversifiée, qui vous attend.
Place à la nature !
Pour effectuer cette promenade, l’idéal est de se donner
rendez-vous au carrefour de la Nationale 113 et de la Départementale
D60A pour effectuer encore quelques centaines de mètres en voiture
qui, heureusement, fleurent déjà la campagne.
Effectivement, dès la montée du Château
en direction du Parc des Barnouins, l’environnement change
: la route se met à tortiller, la végétation
s’impose de plus en plus alors que ombre et soleil se
disputent joyeusement. Bref, le décor se plante ! Quoi
qu’il en soit, quand vous arrivez devant le Parc, continuez
le chemin des Barnouins sur environ 200 mètres avant
de tourner à gauche (panneau “Allée 10”),
puis roulez encore quelques mètres et garez votre voiture
au niveau du panneau d’information du Parc et descendez
de votre véhicule. Enfin !
Que les “promeneurs du dimanche” se rassurent,
l’escapade ne sera pas très longue (de 30 minutes à 1
heure selon les personnes), mais elle sera intense, plaisante
et même étonnante. Pour ne pas rater le début
de l’itinéraire, il convient de longer le Parc
des Barnouins sans y pénétrer et de rejoindre
un chemin carrossable, interdit cependant à la circulation,
situé à une
cinquantaine de mètres sur la gauche. Dès l’entame
de ce sentier, le paysage est surprenant avec cette terre rouge,
ces gros rochers posés là comme par miracle qui
vous accompagnent et donnent à ce lieu des aspects de
Colorado miniature ! 
Mais, ce qui est encore plus singulier, c’est le changement
radical d’ambiance à peine cent mètres
plus loin quand vous arrivez devant la barrière qui
marque le véritable début de la balade. Ici,
le rouge de la terre et de la roche est remplacé par
celui des coquelicots qui cohabitent avec le romarin sous le
regard bienveillant des abeilles, oiseaux et autres papillons
qui tournoient sans discontinuer. Avec le blanc des pierres,
le décor devient, ainsi, quasi “saint-victorien” et
aurait certainement inspiré Van Gogh. Cerise sur le
gâteau, le rouge majoritaire des coquelicots n’empêche
pas le délicat violet des… violettes et le jaune
et blanc des marguerites de colorer cet espace étonnamment
champêtre.
D’ailleurs,
si la ville n’est toujours pas très éloignée,
elle semble en même temps terriblement loin. Seul le
vol répété des avions dans les airs vous
ramènent sur… terre. Dommage, car la nature a
décidé ici de ne pas vous lâcher ! La preuve
: pins, cyprès sont également omniprésents
bordant les champs de fleurs et de…”spigaous”.
Provence oblige !
Mais, parfois ce sont les fleurs qui cernent les arbres comme
en témoigne cet énorme pin installé en
plein cœur d’un tapis de coquelicots. On pourrait
rester des heures à regarder – et photographier – cet
endroit enchanteur, mais le sentier bordé d’arbres
et fleurs nous attire. 
Tiens, juste là, il y a même des oliviers ! Au
fil des pas, le chemin devient de plus en plus sauvage. Désormais,
vous ne marchez plus sur de la terre, mais sur de l’herbe.
Mais, attention, ne regardez pas trop vos pieds car vous risqueriez
de manquer la bifurcation à effectuer sur la droite
et qui vous mènera jusqu’à la source de
Marthe. D’autant que le mini-sentier, cette fois exclusivement
rocailleux, que vous devez prendre est à peine visible.
Vos points de repère sont deux grands pins dressés
face à vous et un arbre buisson placé sur votre
droite.
Changement de décor
La
deuxième partie de promenade qui s’annonce alors
sera tout aussi étonnante, mais beaucoup plus accidentée.
Elle est donc à déconseiller avec des enfants très
jeunes ou des personnes âgées Effectivement, en
quelques mètres, le paysage change radicalement. Il n’y
a plus de fleurs, mais de grands arbres aux branchages très
denses que le soleil a bien du mal à percer. L’atmosphère
est rapidement plus fraîche, voire humide et le bruit continu
de l’eau de la source de Marthe l’explique.
Reste
que pour s’en approcher, il faut emprunter un chemin escarpé et
des escaliers que l’on peut qualifier de rustiques ! Des
escaliers qui vous amènent jusqu’à une sorte
de pont en pierre. Là deux solutions s’offrent à vous
: aller à gauche ou à droite. Interrogation classique
lors de promenades en plein air, direz-vous, sauf qu’ici
il n’y a pas de réponse à donner puisque
les deux itinéraires sont à emprunter ! En effet,
en continuant sur votre droite sur quelques mètres, vous
aurez le seul aperçu possible de La Marthe dont le
flot sort en cascade. Le
reste de ce ruisseau étant, effectivement,
souterrain.Revenez
ensuite sur vos pas pour prendre à gauche et continuez
votre promenade.  Le parcours est toujours aussi ombragé,
encore plus rafraîchissant. Le chemin est très étroit,
sinueux et boisé avec même des troncs d’arbres
couchés en plein milieu du sentier. Une ambiance quasi
forestière avec toujours en fond sonore le bruit de l’eau.
Un décor pagnolesque digne de Manon des Sources ! D’ailleurs,
cette plongée dans cette nature envahissante rend quelque
peu déroutante la fin de votre parcours qui arrive trop
vite. En
effet, d’un seul coup, sans prévenir, le
chemin forestier s’élargit avec une vue globale
sur le quartier de La Renardière et la Nationale 113 qui étaient,
quelques mètres auparavant, invisibles car masqués
par cette végétation luxuriante.
Pour
ceux qui le désirent, il suffit alors de continuer tout
droit et rejoindre, ainsi, le Chemin de Marthe afin de terminer
cette agréable balade. Pour les autres, il est possible
de refaire la promenade, mais en sens inverse. Pour le plaisir
des yeux et de tous les sens, finalement. Et puis il faut bien
récupérer sa voiture… |