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La chronique provençale

Illustration

 

Espressioun prouvençalo

en italique : traduction mot à mot
en gras : signification réelle

Fai un un moumen qu’a quita li braieto
Cela fait un moment qu’il a quitté les culottes courtes
Il n’est pas né de la dernière pluie

Toumba dins li jacot
Faire comme les perroquets
Radoter

Li granouio lou prenon
Les grenouilles le prennent
Il a les râles de l’agonisant

Viran o amoulan
On tourne la roue ou on aiguise
Se dit en cas d’indécision

Dóu tèms que Sant Jóusè avié enca li raubeto
Du temps où Saint Joseph portait encore des robes d’enfant
Il y a très longtemps

A plóugu mounte èro se
Il a plu où c’était sec
C’est tombé à point

Un cop fai pas puto
Un coup ne fait pas pute
Une fois n’est pas coutume

L’èr d’une dindouleto l’enraumo
Le déplacement d’air d’une hirondelle l’enrhume
Il (elle) est fragile

Iéu ai seca, pòu plòure
Moi j’ai séché mon linge, il peut pleuvoir
Après moi le déluge

Ta part se cousino
Ta part se cuisine
Tu ne perds rien pour attendre

Valérie Payan (Escolo Espenenco de Lengo Prouvençalo).


Chronique de février :

Cars Espenen, aqueste cop, vau vous parla dóu cèu prouvençau, mai pas lou cèu blu dóu jour que nous laisso tant souvènt dins l’annado vèire l’astre rèi, nàni, vau vous parla de noste cèu la niue, quand i’a ges de nivo e que l’estelan, siguènt li sesoun, nous jogo soun plus bel espetacle. Se la luno es dins soun plen, poudrés vèire Matiéu que fuguè puni pèr agué travaia un dimenche, à pourta un fais e tira uno cabro. Pièi, la proumiero estello à mourreja es l’estello dóu Pastre que ié dison tambèn Magalouno e que se marido tóuti li sèt an emé Pèire de Prouvènço. Avès pièi, lou Càrri dis Amo o la Sartan e lou Pichot Càrri qu’au bout de sa co poudès vèire la pichouneto estello Tramountano. Un pau plus bas, avès lou Rastèu o li Tres Rèi e mai encaro vers lou miejour Jan de Milan. Dins li « Letro de moun moulin » d’Anfos Daudet que lou tèn de l’Armana Prouvençau, se pòu legi que Jan de Milan , li Tres Rèi e la Pouciniero fuguèron counvida au maridage d’uno estello e que la Pouciniero partiguè la proumiero e prenguè lou camin aut, li Tres Rèi prenguèron un pau plus bas e Jan de Milan qu’avié dourmi trop tard arribè lou darnié e que ié jitè soun bastoun, es pèr acò qu’i Tres Rèi ié dison tambèn, en mai de Rastèu, lou bastoun de Jan de Milan.
Vaqui, vous souvète pèr 2019 de bèlli niue clafido d’estello !

Valérie Payan (Escolo Espenenco de Lengo Prouvençalo).

Traduction :
Les étoiles

Chers Pennois, cette fois-ci je vais vous parler du ciel provençal mais pas le ciel bleu du jour qui nous laisse si souvent dans l’année voir l’astre roi, non, je vais vous parler de notre ciel la nuit, quand il n’y a pas de nuages et que la voûte céleste, suivant les saisons, nous joue son plus beau spectacle. Si la lune est pleine vous pourrez voir Matthieu qui fut puni pour avoir travaillé un dimanche, à porter un fagot et tirer une chèvre. Puis, la première étoile à pointer le bout de son nez est l’étoile du Berger appelée également Maguelone (Vénus) et qui se marie tous les sept ans avec Pierre de Provence (Saturne). Puis, vous avez la Grande Ourse ou la poêle et la Petite Ourse dont on peut voir au bout de la queue la toute petite étoile Polaire. Un peu plus bas, vous avez le Râteau ou les Trois Rois (le baudrier d’Orion) et plus encore vers le Sud Jean de Milan (Sirius). Dans les «Lettres de mon moulin» d’Alphonse Daudet qui le tient de l’Almanach Provençal, on peut lire que Jean de Milan (Sirius), Orion et les Pléiades furent invités au mariage d’une étoile, les Pléiades partirent les premières et prirent le chemin haut, Orion pris un peu plus bas et Sirius qui avait dormi trop tard arriva le dernier et jeta son bâton à Orion, c’est pourquoi en plus de Râteau et Trois Rois, Orion se nomme aussi le bâton de Jean de Milan.
Voilà, je vous souhaite pour 2019, de belles nuits pleines d’étoiles !

 


Chronique mensuelle

Ces textes en langue provençale sont proposés par l’association pennoise Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo.
L'objectif de cette chronique est de faire ni passéisme ni folklore, mais de parler dans la langue locale -le provençal- de tous les sujets. Le provençal, seule langue régionale à avoir obtenu, sous sa forme littéraire, un prix Nobel, a aussi des particularités dialectales. C’est pour cette raison que les textes sont écrits tantôt en langue littéraire, tantôt dans le provençal parlé dans la région de Marseille et des Pennes-Mirabeau.

L'Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo
Renseignements : 04 91 09 08 74

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