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Projet en cours : Pallière II

Les contours du projet d'urbanisation du nouveau quartier de Pallières deviennent de plus en plus précis.

La zone de Pallières est située à l'ouest de la commune, séparée par la RD113 de la zone de l'Agavon et du quartier du Repos. Une première tranche d'urbanisation a, déjà, été réalisée, comportant trente logements sociaux, trente logements en accession à la propriété ainsi que la maison de retraite. «Il reste plus de vingt-deux hectares de terrain pour abriter le nouveau projet et il s'agira bien d'un quartier et non d'un lotissement, réalisant au mieux la mixité sociale et générationnelle», précise Michel Amiel.

L'ensemble pourrait accueillir 1 700 habitants pour un total d'environ 700 logements. Le maire ajoutant que «connaissant le besoin en logements, la décision a été prise fin 2007 de freiner toute spéculation foncière sur ce secteur afin que le projet envisagé à Pallières réponde bien à cette logique de quartier». «La logique de quartiers», c’est bien le propre de notre commune et qui en fait aussi le charme à travers cette organisation multipolaire originale puisque notre cité se découpe en cinq entités urbaines principales : le Vieux-village, les Cadeneaux/la Gavotte, Plan-de-Campagne, Le Plan-des-Pennes et les territoires tournés vers l’Etang de Berre, à savoir La Renardière et… Pallières qui, depuis quelques mois, pointe donc le bout de son nez.

Mixité et qualité

Ce projet «Pallières II» qui s’annonce est très important quantitativement et… qualitativement. Michel Amiel soulignant à ce propos qu’il «ne faut, sûrement, pas y voir une urbanisation à outrance à venir, mais simplement la réponse à un besoin de logements sans sacrifier à la qualité de vie pennoise et à cette volonté permanente de conserver une taille humaine à notre commune». D’où cette idée de proposer sur cette zone, 25% de logements sociaux, 25% en accession à propriété et 50% d’accession libre. Histoire de contenter le maximum de personnes et de faciliter cette fameuse mixité sociale et générationnelle car comme le rappelle le maire des Pennes-Mirabeau «en matière de logements, les plus touchés sont les jeunes… et les seniors qui, avec de petites retraites, ont souvent du mal à pouvoir payer leur loyer».
Différents scénarios ont été imaginés pour cette zone avant d'arriver à une première proposition qui s’intitule «Le Cours», tout simplement parce que ce nouveau quartier devrait être organisé autour d’un cours provençal à l’instar de l’un des plus renommés de notre région : le Cours Mirabeau à Aix-en-Provence. Belle référence ! Ainsi, équipements collectifs, commerces divers et logements l’entoureraient afin de le «tenir» et, surtout, de l’animer.
La desserte serait volontairement contraignante pour les trafics de transit et favoriserait les modes doux et les transports en commun. Deux carrefours seraient ajoutés sur la RD113 ainsi que deux branchements secondaires afin de faire évoluer cette route départementale en boulevard urbain apaisé, avec passages piétonniers. Par ailleurs, près de six cents places de parkings sont prévues en trois poches de stationnement situées en périphérie du fameux cours et le long des voiries.
L’animation du cours serait donc assurée par toute une série d’équipements (école, crèche, halle, services des sports, jardins familiaux, commerces qui s’étendraient sur 1200 m2 sur la façade sud du Cours…) ; l’école et la crèche se trouveraient recentrées par rapport à l’ensemble du quartier. Les cheminements piétons permettraient une proximité immédiate avec les logements et les lotissements existants. Quant au Service des sports de la ville, il pourrait être renforcé à terme en s’ouvrant sur ce Cours par le prolongement d’une promenade et ferait l’interface avec la RD 113.

Un quartier durable

En ce qui concerne les formes urbaines, elles pourraient se résumer à trois grands types. Pour les petits collectifs, la densité devrait être de 40 à 50 logements par hectare. Elle serait de 20 à 40 pour les maisons groupées et 10 à 20 pour les maisons isolées.
Au-delà de la mixité et de la qualité, l’aménagement durable sera, évidemment, une des priorités de cette opération. Pour ce qui est des déplacements, non seulement les modes doux et les transports en commun seront, donc, favorisés, mais il est prévu aussi des itinéraires de loisirs vers le massif collinaire et le village environnants. De même, le centre du Cours sera apaisé par un stationnement périphérique, des espaces piétons, des terrasses, de la végétation…
Dans le domaine de l’énergie, les bâtiments seront orientés nord sud ; il y aura une gestion des masques solaires et, plus globalement, une politique énergétique à l’échelle de la zone (réseau de chaleur, éclairage économe, bâtiment basse consommation…).
Pour l’eau, une gestion spécifique des eaux pluviales et de la rétention sera mise en place ainsi qu’une politique d’économie : arrosage public, réutilisation des eaux pluviales...
Enfin, en ce qui concerne le paysage et la biodiversité, ce projet s’intégrera dans le paysage existant et les boisements seront conservés.

Une question de temps et d'argent

En termes de calendrier, le chemin qui mène au quartier de Pallières sera long. La livraison de Pallières II étant fixée à l'horizon 2020. Il y aura, en effet, le temps de la concertation préalable, des enquêtes publiques, de la révision générale du PLU (Plan local d’urbanisation). Par ailleurs, il va falloir nouer des associations fortes avec les partenaires institutionnels que sont la communauté du Pays d’Aix, le conseil général,  l’Adème…
L’espoir est que ce projet s’autofinance grâce à un montage privé-public. Mais, reste à savoir si cette ZAC sera municipale ou communautaire, ce qui n'est pas encore décidé. Bien entendu, tout pourrait être remis en cause en cas de réforme des collectivités territoriales. L'urbanisation de ce quartier ne dépendrait plus alors du maire. Et si elle est envisagée par une métropole, elle serait probablement différente et n'obéirait pas aux mêmes critères de cadre de vie…
Quoi qu’il en soit, un nouveau quartier est bien en train de naître. Et si, dans quelques années, lors des premiers coups de pioche, la pratique se révélait proche de cette théorie ambitieuse, il y aurait toutes les raisons, d’être confiant pour Pallières et, plus généralement, pour les Pennes-Mirabeau.

 

Consultez ICI l'avis de l'autorité environnementale  relatif à la création de la ZAC Pallières II

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