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A la lumière de recherches archéologiques, les premiers Pennois
sinstallèrent dès le IIIème siècle avant
J.C. à quelques 2,5 km à l'Ouest de notre chef-lieu, sur l'Oppidum
de Teste-Nègre.
Ce site défensif fortifié, situé au Nord de la Chaîne de la Nerthe, domine
de ses 120m la plaine de Marignane et le Ravin des Poiriers. Il permettait à ses
occupants de se prévenir de toutes attaques ennemies. Il en reste d'importants
vestiges.
Site
de l'Oppidum de Teste-Nègre. (Collection Mr Chabaud) |
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La
population se déplaça ensuite vers l'Oppidum de la Cloche,
où d'importantes découvertes ont été faites, tels que des voies
d'accès à rails, des fours et des citernes.
D'après le témoignage des vestiges, la Cloche a vraisemblablement été détruite
après un combat très âpre, en 49 avant J.C., par TREBONIUS lors
du siège de MASSALIA à la tête des armées de CESAR.
Sur le site, on distingue encore parfaitement une cinquantaine de cases
dont certaines sont taillées à même la pente rocheuse.
Site de l'Oppidum de la Cloche
(Collection Mr Chabaud) |
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Céramiques,
amphores, coupes à libation, vases élégants ont été mis à jour
et sont exposés au Musée de la Vieille Charité.
Les traces de certaines découvertes laissent supposer que les habitants
pratiquaient le commerce avec leur voisine MASSALIA.
Des outils tels que pioches et faucilles ont également été trouvés, permettant
d'établir la culture du blé, de l'orge et du lin.
©Photos
Chris |
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L'occupation de la commune s'est prolongée durant des siècles,
comme le prouvent des urnes funéraires Romaines découvertes.
Des pièces de monnaie ont été découvertes dans une fosse aménagée
dans la grotte de la Grande Baume. Elles sont datées de l'époque
des empereurs DOMITIEN et CONSTANCE, soit du 1er au
IVème siècle de notre ère, d'autres objets attestent
cette hypothèse tels que des vases, des lampes ...
Ensuite, il n'y eut pratiquement aucun témoignage sur les Pennes jusqu'au
XIème siècle. |
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©Photos
Chris
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En 855, eut lieu un fait marquant : la création
du Royaume de Provence en faveur de CHARLES, fils du roi
LOTHAIRE, 1er empereur d'Occident.
Le terroir des Pennes aurait été découvert par les Sarrasins et autres
Barbaresques durant les IXème et Xème siècle.
C'est au cours du Haut Moyen Age que le bourg que nous connaissons s'est
formé autour de son château fort, défendant l'entrée du vallon de l'Assassin,
seule voie d'accès à Martigues et aux étangs, ce qui lui vaudra bien des
convoitises et des luttes. |
Avant
l'An Mil, les moines de St-Victor s'installèrent à Plan de
Campagne, désigné dans les Chartes de l'Abbaye St-Victor en
977 et 1044 sous le nom de "Campanius". On retrouva
par la suite une pierre portant l'inscription " Saint
Victor MCC " (1200).
Le titre le plus ancien faisant état des Pennes date de 1022. La seigneurie
des Pennes vit passer en 1310 Bertrand de GUITTO, Seigneur de Duras.
Puis en 1348 la Reine JEANNE la confia à son mari Louis de TARENTE.
Durant 20 ans elle sera inféodée par Guillaume-Roger de BEAUFORT, seigneur
des Baux.
Louis
de Tarente et la Reine Jeanne
(Frontispice des "Statuts de l'Ordre Napolitain
du St.Esprit au Droit Désir" - Bibliothèque Nationale) |
Louis
1er d'ANJOU, Comte de Provence, pris sa succession
en 1378, puis ce fut sa veuve, Marie de BLOIS en 1384 et
son fils Louis II, en 1404.
Dans la première moitié du XVème siècle, ce fut au tour du " bon
roi René " RENE 1er d'ANJOU de régner. il fera place, à sa
mort, à CHARLES III du Maine.
En 1481 Louis XI héritera de la Provence et la seigneurie des Pennes
passera à la Maison du Luxembourg.
1552 vit arriver Charles de VENTO.
En 1678, Louis XIV érigera la terre en Marquisat et les VENTO seront
Marquis des Pennes et régneront durant 2 siècles.
Louis Ier et Marie
de Blois 
(Bibliothèque Nationale) |

La Provence et notre commune connaîtront en 1709 la famine due à un
terrible hivers. De nombreuses familles se réfugieront à Marseille.
En 1720 la peste introduite par le Grand St-Antoine, navire
arrivant des Seychelles, s'abat sur cette ville, anéantissant la moitié de
la population et venant entre 1720 et 1721 faire des ravages sur
les Pennes-Septèmes.
Le Marquis, Louis Nicolas de VENTO, décidera en 1762 d'amener
jusqu'au village les eaux de la source du Vallon de la Nerthe, place
du 4 Septembre (aujourd'hui place Léon Depeyres).
Médecin
en tenue |
Durant
la révolution, les Pennes s'associent à l'action de l'ensemble
des communes contre la rareté et cherté des vivres. Le château
fut pillé et le marquis s'exilera à l'étranger. Les catholiques
fuient Marseille et se réfugient en outre dans les grottes des
Pennes, dont la Grande Baume. Durant cette période notre commune
sera le théâtre de nombreux combats, avant que n'arrive le coup
d'état du 18 Brumaire. Les biens du Marquis de VENTO passent
dans le domaine National en 1867.
Le château des Vento,
futur Hôtel de Ville  |
En
1907, l'éclairage électrique fait son entrée dans le village
chef-lieu. En 1762, la fontaine de Vento fut édifiée, elle
porte une inscription en latin dont les textes nous ont conservé la
teneur.Elle peut se traduire ainsi :
"Pour les besoins de la commune, l'année
du seigneur 1762, le Seigneur Louis-Nicolas de Vento marquis
des Pennes, Chevalier de l'Ordre de St.Louis, dévoué à son
pays natal et à l'ordre des nobles, fit éclater
la pierre et les eaux jaillirent".
En 1922 Léon DEPEYRES fit don de la source de Marthe et de la fontaine à la
commune.
Des canalisations seront installées dans les rues pour la distribution
de l'eau dans les maisons et ,en 1932, les Pennois auront enfin " l'eau à la
pile ".
La
fontaine des quatre canons, place Léon Depeyres |
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Construit
au XXe siècle, le tunnel reliant le centre
du bourg à l'avenue François Mitterrand (ancienne
RN113) fut endommagé lors des combats de la Libération
en août 1944. Il est orné aujourd'hui d'une allégorie
des Pennes (jeune femme aux longs cheveux dénoués,
portant une gerbe de blé et accostée d'une roue
ailée), avec la devise des Pennes "sur les ailes
du vents".
Collection privée (Mme Michèle Aureille) |
Vous trouverez toute l'histoire de la commune des
Pennes Mirabeau dans le livre
"Les PENNES-MIRABEAU" aux éditions EQUINOXE. |
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Les Pennes-Mirabeau
odyssée d'un nom |
Tout
comme les expressions populaires, les noms de ville ont une histoire à raconter.
Feuilleter les vieux grimoires peut se révéler une activité passionnante
et enrichissante.
Notre commune, on le sait, a d’abord été pendant
très longtemps un petit village haut perché nommé "Les Pennes", étape
nécessaire depuis Marseille pour se rendre à Salon de Provence.
A cette époque, il était plus qu’utile de faire reposer ses chevaux
dans un relais de poste, tenu par une aubergiste d’origine bas-alpine
qu’on appelait "la gavotte". |
| Des barres rocheuses |
Le mot pennes peut avoir différentes acceptions : plumes d’oiseau,
et notamment celles situées au niveau des ailes,
par extension les ailes elles-mêmes, ("super pennas ventorum : sous les
ailes du vent" est la devise de la commune), et même plus récemment variété de
courtes pâtes alimentaires d’origine italienne.
La connotation avec les ailes
peut évoquer les moulins qui ont toujours été présents dans le village, comme
dans toute la région. Cependant, on s’accorde plutôt à penser que le mot «pennes»,
d’origine celtique, signifie ici «barres rocheuses». Il se retrouve dans certains
noms bretons et caractérise toujours un éperon rocheux. Il y aurait deux crêtes
rocheuses distinctes au sommet du vieux village des Pennes Mirabeau et une seule
dans les autres villes qui se nomment "LA PENNE".
Pour éviter la confusion avec 7 autres villages dont le nom contient aussi pennes,
on lui donna le nom de Pennes-Voltaire le 5 août 1900. Pourquoi Voltaire
? L’écrivain était bien entendu dans l’air du temps, et d’autres comme Diderot
ou Montesquieu ont laissé leur nom à des rues du village. Janvier 1901 : le nom
du village redevient "les Pennes", peut-être parce que le nom de Voltaire
indisposait quelque peu le clergé local. |
| "Mirabeau " |
Dès
1902, la ville adopte le nom de "Pennes-Mirabeau". Le
changement de nom est inscrit au Journal Officiel et figure dans
les archives. Nous célébrons donc cette année les 100 ans du nom
actuel de notre commune. On décèle ici un lien probable avec le
Comte de Mirabeau. Gabriel-Honoré RIQUETTI, (1749-1791) était issu
d’une famille installée en Provence depuis le 16° siècle. Assez
jeune, le futur tribun connu autant pour son éloquence (sa tirade «nous
sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que
par la force des baïonnettes» restera célèbre) que pour sa grande
laideur, épousa Émilie, fille du puissant marquis de Marignane.
Il apparut assez vite comme le défenseur du peuple contre les abus
des privilégiés et l’absolutisme royal et conquit une popularité immense
en contestant vivement les ordres du roi. Partisan d’une monarchie
constitutionnelle, il souhaitait un sage équilibre des pouvoirs
entre le roi et l’Assemblée. Le résultat fut que cette idée novatrice
pour l’époque inquiéta également la droite et la gauche.
Il fut élu député par le Tiers-état le 6 avril 1789, à la fois à Aix et à Marseille.
Le village de Mirabeau dans le Vaucluse est dominé par un château construit sur
les ruines d’un ancien château appartenant à sa famille. Il parait donc
vraisemblable que l’on détienne là l’origine du nom de notre ville, la
famille du Comte de Mirabeau étant très implantée dans la région et possédant
des terres sur notre commune. Une autre version que défendait le chantre du félibrige
Maurice Ripert était que Mirabeau serait une déformation de "mira beü" qui
en provençal signifie belle vue, ou belvédère. En effet, du haut de l’ancien
château du marquis de Vento (la mairie actuelle), la vue est sublime. |
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Maurice Ripert avait même suggéré que les habitants prennent le nom de "penomirabeliens" pour
cesser d’être confondus dans les médias avec tous les autres “pennois”.
Cette explication recueille à ce jour beaucoup moins de suffrages que l’explication
historique. Nous n’en saurons guère plus, car certains maires du siècle dernier
ont crû bon de jeter définitivement un grand nombre d’archives.
Cent ans après son changement de nom, la ville des Pennes-Mirabeau compte près
de 20.000 âmes, réparties sur une des plus grandes superficies communales de la
région. Bien évidemment, on se plait à rappeler aux visiteurs que lorsqu’on remplit
un chèque ou qu’on cite notre ville, la liaison avec le LES est nécessaire. (on
dit : Aux Pennes-Mirabeau, les quartiers des Pennes-Mirabeau, etc…) moyennant
quoi aucun changement de nom pour les 100 ans à venir n’est envisagé. |
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