Les Pennes-Mirabeau : une ville au pluriel

La chronique provençale

Illustration

 

L'ivresse en provençal

En prouvençau, avèn foueço espressien pèr parla de quaucun qu'a begu un còup de tròup. La mai emplegado, mume à l'ouro de vuei e mume pèr de gènt que parlon pas la lengo nouestro es "empega/empegué", bessai perqué aquéu qu'avié tròup chima semblavo pega à sa cadiero, mai se voulès un pau chanja, en luego de "s'empega", pourrias dire "s'enchuscla, s'encigala, s'embriaga, s'enebria, prendre un còup de gavèu, èstre poumpeto, èstre mai pròchi de vint que de quaranto, s'empouchina" e tant d'autre. M'arrèsti aquito mai la tiero es enca longo e fourrié cerca dins lei diciounàri prouvençau tóutei lei poulìdeis espressien de nouèstei davancié.
Bouen an en tóutei e à bèn-lèu.

Bernard Remuzat (Escolo Espenenco de Lengo Prouvençalo)

Traduction :

L’ivresse en provençal

En provençal, nous avons beaucoup d’expressions pour parler de quelqu’un qui a bu un coup de trop. La plus employée, même à l’heure actuelle et même pour des gens qui ne parlent pas le provençal est «empégué», peut-être parce que celui qui a trop bu semblait collé à sa chaise, mais si vous voulez un peu changer, au lieu de s’empéguer, vous pourriez dire «s’enchuscla», «s’encigala», «s’embriaga», «s’enebria», prendre un coup de sarment, être pompette, être plus proche de vingt que de quarante, «s’empouchina» et tant d’autres. Je m’arrête là mais la liste est encore longue et il faudrait chercher dans les dictionnaires provençaux toutes les jolies expressions de nos aïeux.
Bonne année à tous et à bientôt.



Chronique de décembre

Li peiriero de la Courouno

En prouvençau, avèn foueço espressien pèr parla de quaucun qu'a begu un còup de tròup. La mai emplegado, mume à l'ouro de vuei e mume pèr de gènt que parlon pas la lengo nouestro es "empega/empegué", bessai perqué aquéu qu'avié tròup chima semblavo pega à sa cadiero, mai se voulès un pau chanja, en luego de "s'empega", pourrias dire "s'enchuscla, s'encigala, s'embriaga, s'enebria, prendre un còup de gavèu, èstre poumpeto, èstre mai pròchi de vint que de quaranto, s'empouchina" e tant d'autre. M'arrèsti aquito mai la tiero es enca longo e fourrié cerca dins lei diciounàri prouvençau tóutei lei poulìdeis espressien de nouèstei davancié.
Bouen an en tóutei e à bèn-lèu.

Bernard Remuzat (Escolo Espenenco de Lengo Prouvençalo)

Traduction :

Les carrières de la Couronne

Maintenant qu’est terminé pour de bon le temps de rester allongé au grand soleil de nos étés provençaux, vous pouvez quand même retrouver la Côte Bleue pour une promenade archéologique des plus belles en découvrant (pour ceux qui ne les connaissent pas encore) les carrières de Baou Tailla à la Couronne.

C’était ici que depuis l’Antiquité jusqu’au 19ème siècle on extrayait les pierres pour construire la majorité des monuments marseillais. Certains qui dataient d’un temps où Marseille portait encore le nom de Massalia et qui ont disparu et d’autres qui sont toujours debout comme l’abbaye de Saint-Victor, l’église Saint-Laurent, la Vieille Major, la Vieille Charité, les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, la mairie, le Palais de justice, la maison diamantée etc.

Les carrières de la Couronne sont encore bien visibles et c’est vraiment émouvant de pouvoir voir aujourd’hui les traces du travail d’hommes qui creusaient ici il y a plus de 2 000 ans de cela.

 

CHRONIQUE MENSUELLE

Ces textes en langue provençale sont proposés par l’association pennoise Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo.
L'objectif de cette chronique est de faire ni passéisme ni folklore, mais de parler dans la langue locale -le provençal- de tous les sujets. Le provençal, seule langue régionale à avoir obtenu, sous sa forme littéraire, un prix Nobel, a aussi des particularités dialectales. C’est pour cette raison que les textes sont écrits tantôt en langue littéraire, tantôt dans le provençal parlé dans la région de Marseille et des Pennes-Mirabeau.

L'Escolo Espenenco de Lengo Prouvencalo
Renseignements : 04 91 09 08 74

Imprimer